Baptême nage en eaux vives…
Après une formation spéléo en octobre, baptême Nage en eaux vives mi-novembre… Mais faut vraiment être un malade pour aller dans l’eau en France pendant ces périodes fraîches…
Le matériel… Plus encombrant que du matériel de plongée :
- Combinaison (renforcée aux genoux)
- Gilet de sauvetage
- Coupe-vent
- Casque
- Palmes
- Flotteur (léger mais… gros !)
Départ le vendredi matin pour le Morvan.
Au programme :
- Vendredi : visite de la Basilique Vezelay (j’ai découvert plus tard que cette basilique tint un rôle important dans les croisades)
- Samedi : Deux descentes
- Dimanche : Deux autres descentes
Cette sortie était organisée par mon club de plongée, le COC (qui a quand même des membres qui participent à des compétitions nationales).
Vendredi 11 novembre matin, un premier groupe se retrouve à 10h du matin pour profiter de la journée pour faire du tourisme.
Le Morvan, il faut bien penser à faire le plein avant d’arriver car, sur place, peu de stations essence et, si on est en panne…. le réseau téléphonique n’est pas présent partout….
Nous arrivons à Vezelay, qui s’avère être très touristique… Mais avant de nous rassasier culturellement, pensons à nos pauvres estomacs… Cela fut également l’occasion de faire connaissance…
Ensuite, petite ballade dans le village puis montée à la basilique d’où nous avons un panorama magnifique…
Après, direction le gîte et retrouvailles avec les autres membres du club qui ont pris la route un peu plus tard…
Petit gîte très agréable avec repas copieux et sympathique.
Après le dîner (il faut bien prendre des forces pour ce qui nous attend le lendemain), partie d’Uno… Jeu simple mais qui permet de bien rigoler…
Samedi matin, réveil à 8h15, petit déjeuner, courses pour le pique-nique et en route pour La Cure, qui sera notre terrain de jeu pour le weekend…
Briefing sur comment s’équiper, comment tourner, règles de base… et en avant !
La Cure est considérée comme une rivière de niveau 3 avec des “seuils” de niveau 4 (pour référence : lac = niveau 1, Seine = niveau 2).
Lors d’un baptême, les passages de niveau 4 doivent se faire à pied…
Mais pas gênant, la partie faite en nage est très agréable, en pleine nature à observer le paysage, avec quelques petits remous qui vous arrosent bien et le courant pour vous porter…
En compétition, cette descente de 3 kilomètres est faite en 15 minutes, nous avons mis près de 2 heures (arrêts fréquents pour s’entraîner à… s’arrêter…, explications,…)
De temps en temps, on sent bien les cuisses ou les genoux qui cognent contre des pierres… Il faut être bien souple au niveau des jambes sinon on les sent passer…
Arrivés en bas, petite pause le temps du pique nique et on est reparti…
Cette fois, nous ne sommes plus des baptêmes mais des nageurs… nous pouvons faire les passages de niveau 4…
Nous repartons d’un peu plus haut que le matin mais nous devons pas mal palmer sur cette première partie (3 kilomètres en plus, soit 6 en tout)
Il y a quatre seuils sur ce trajet. Les deux premiers se passent très bien.
Le troisième doit se faire avec un petit stop juste avant pour reprendre la bonne trajectoire (bien sûr les expérimentés ne s’arrêtent pas du tout !).
Au moment de rejoindre l’arrêt, mon genou tape contre un rocher et je n’arrive plus à palmer, emporté par le courant…
Avant même que je ne me rende compte de la douleur, j’avais un moniteur sur moi pour m’aider et me guider (impressionnant ! Bravo pour l’efficacité).
J’ai passé cette difficulté (un toboggan très sympathique, si on oublie la douleur) et ai pu me poser sur le côté… Mais voilà, je n’étais plus en état de continuer, j’ai été guidé pour le reste de la descente (on était proche de la fin).
Retour au gîte pour se remettre de nos émotions et tout le monde était au lit avant 22h30…
Dimanche matin, rebelote, on se remet à l’eau…
Cette troisième descente fut celle que j’ai préférée… Elle s’est bien passée, j’ai vraiment apprécié le moment, même si je n’ai pas fait toutes les “figures” faites par mes camarades car mon appréhension m’en empêchait mais je n’avais pas la pression, je n’étais pas jugé et j’étais là pour profiter du moment…
Arrivé à la difficulté, gros doute… Que faire ?
Je ne m’en faisais pas pour ma sécurité, l’épisode de la veille m’a clairement démontré que l’encadrement était d’une efficacité déconcertante, mais c’était une réelle appréhension…
Je me suis lancé et… wouhou ! Flippant mais sympa !
La quatrième difficulté était un peu plus corsée, je n’ai pas voulu tenter le diable…
Cette troisième descente fut très agréable, j’ai pas eu de stress exagéré, j’ai vu des paysages sympa…
Je m’arrêterais là pour ce weekend, autant rester sur une bonne impression…
Certes, je suis très loin de devenir un bon nageur en eaux vives, voire de passer le premier “niveau” (flotteur de bronze) mais je m’en moque totalement…
Est ce que j’y retournerais ? OUI, sans aucun doute… Je n’hésiterais pas à dire que je ne sens pas/ne veux pas faire telle ou telle difficulté et je profiterais à ma manière de ces moments agréables…
La nage en eaux vives, c’est très sympa, je vous recommande ; surtout avec le COC : ambiance et sécurité au rendez-vous…
Allez, pour finir, une petite vidéo faite par le COC lors d’une descente précédente en juin 2011
