De retour de Taglit

Et voilà, c’est fini…
Quelle tristesse…

Ce voyage fut fantastique ! À un détail prêt : que c’était court…

Nous étions une quarantaine à partir des quatre coins de la France et à nous retrouver dans l’avion. Sur place, nous étions également accompagnés de 2 animateurs français, 1 animateur israélien, un guide israélien et un infirmier porteur d’arme (pour ce dernier, il essaie de vous soigner mais si il ne peux rien faire, il agit comme pour les animaux, pour cette raison, il est porteur d’arme).
Pendant 5 jours, nous étions également accompagnés par des soldats et soldates israélien(ne)s, ce qui fut pour nous l’occasion de rencontrer et discuter avec des Israéliens pour découvrir autre chose que le côté culturel, touristique…

Dès l’arrivée à l’aéroport, nous fûmes pris en charge par Lugdivine et Fredo, deux frère et soeur géniaux qui vont assurer bonne ambiance et pur bonheur à tout notre petit groupe. En route pour l’avion, premières rencontres avec nos partenaires pour les dix jours à venir.
Arrivés à l’aéroport, Igal, représentant francophone de Taglit en Israël nous accueille et nous rappelle les règles du séjour.
Puis vient Michael, le super guide qui ne fait pas que nous faire passer des informations mais aussi des sentiments, et pas n’importe lesquels, de ceux qui vous font pleurer.
En route pour notre première destination et, sur le chemin, nous récupérons nos 7 soldats. Tous sont francophones, certaines français, d’autres israéliens ayant appris notre langue à l’école. Ils sont agés de 18 à 24 ans et étaient vraiment extra ! ! Ils venaient de corps différens, ne se connaissaient pas avant et se sont très vite intégrés.

Nous avons commencé par visité un camp d’internement, Atlit. Les Anglais ont limité le nombre d’immigrants Juifs en Palestine (ce n’était pas encore Israel) et les Juifs, sortant des camps d’extermination et voulant se retrouver en Palestine, étaient à nouveau enfermer ; ironique, n’est-ce pas ?
Nous avons ensuite déjeuné dans un village druze. Cela nous a ainsi permis de découvrir la culture et la cuisine de ce peuple que je ne connaissais absolument pas. Enfin, petit passage rapide par Haifa.

Le soir, nous avons dormi dans une auberge de jeunesse (propreté limite) et, le soir, des jeux ont été organisés par nos animateurs pour qu’on fasse connaissance. Très utile.
La journée fut tellement éprouvante qu’on avait du mal à croire que nous n’étions là que depuis une seule journée.

Le second jour commença par la visite d’une ville religieuse, Safed. Nous avons chanté Lekha Dodi là où cette chanson fut écrite.
L’après-midi fut beaucoup plus “fun” avec une ballade en kayak par groupe de 2 ou 4. Rafraichissant, très bonne ambiance et l’occasion de faire connaissance un peu plus en petit groupe.
En plus, le Jourdain est vaiment agréable à traverser même si un peu plus de courant aurait été agréable pour pouvoir glander, portés par les flots.
Ensuite, direction par un kibboutz à la frontière libanaise où on nous a raconté comment ils avaient vécu la seconde Guerre du Liban en 2006.
En soirée, nos amis les soldats ont pris les choses en main : pendant 2 heures, ils nous ont fait vivre comme si c’était notre premier jour de service militaire Tsahal.
Nous avons appris les mots
- Gauche, droite, gauche : Smoll, Yemin, Smoll
- Oui chef : Ken amfaked
- À vos ordres : Akchev
Après, ils nous ont fait goûter leurs rations de nourritures (beurk) et Cédric nous a raconté comment il a vécu la Guerre du Liban : très émouvant, choquant. On était très triste, surtout quand il nous a fait écouter une chanson qui dit, en hébreu “ne t’inquiète pas maman, je suis là pour te protéger….”
Nous avons fini la soirée par des chansons, des quizz musicaux et des chansons écrites par Myriam Demma, la super guide israélienne, et Jessica, une autre participante.

Vendredi, direction pour une rando de 4 heures. Elle fut très belle mais la fin fut particulièrement difficile.

Et là, direction Jerusalem. Lorsque nous avons franchi les portes de la ville, nous avons tous chanté Yeroushalaïm chel Zahav (=Jérusalem, ville d’Or).

Nous devions initialement aller au Kotel pour tous prier ensemble pour l’entrée de Chabbat mais comme il y avait 1% de risque qu’un attentat ait lieu d’après les responsables sécurité, les organisateurs ont préféré éviter. Et oui, on ne badine pas avec la sécurité chez Taglit.
Office de shabbat (seul moment religieux du séjour) suivi d’un dîner dans un hôtel sublime.
Après, discussions sur notre identité juive et fin de soirée à refaire le monde au bar de l’hôtel.
Le lendemain, l’office était facultatif. Petit dej puis conférence.
Là, je dois vous le dire : c’est ma seule très grosse déception du séjour. Olivier Rfowiecz devait parler des paradoxes en Israël. Au final, pas un seul mot n’a été abordé sur le sujet mais ce fut “vous devez tous faire votre alyah, les Juifs de Diaspora ne servent à rien,…”
De quoi énerver quand on a été président UEJF, membre du B’naï Brith,…
Rien que pour faire un pied de nez à ce genre de personnes sans respect pour nous, j’hésite encore plus à faire mon Alyah.
A savoir que, après discussion avec les organisateurs, ils ont aussi déploré ce comportement.
Puis direction la piscine où on a tout simplement mis le feu ! Les autres groupes Taglit (nous étions en tout 5 groupes) dormaient alors que nous faisions la fête dans la piscine. Ce fut tout simplement super. Ça atténuait un peu la frustration de ne pas sortir de l’hôtel alors que nous étions à Jérusalem.
Après Shabbat, très grosse soirée ! ! ! Ce fut tout simplement génialissime, des soirées comme ça on en n’a pas tous les jours ;-)

Dimanche, en direction pour Yad Vashem, le mémorial de la Shoah. Très émouvant ; je ne crois pas qu’une seule personne n’ait pas pleuré en entendant l’une ou l’autre des histoires racontées.
Ce qui fut un peu déplacé de la part des organisateurs mondiaux Taglit : à la sortie de Yad Vashem, une photo de groupe était prise où on nous demandait de sourire et de faire la fête… Pas top après toutes ces émotions…
Puis visite direction le cimetière du monde Herzl où sot enterrés des soldats morts il y a quelques mois à peine.

Enfin est arrivé le moment que nous attendions tous : le Kotel.
Nous sommes arrivés en hauteur, avec la musique Yeroushalaïm chel Zahav en fond.
Tout le monde a à nouveau pleuré.
Puis nous nous sommes retrouvés au Mur avec les tefilines, avons pleuré et prié tous ensemble.

Je voudrais juste vous parler de Sébastien qui ne savait même pas ce qu’étaient des tefilines. Il était très ému d’être là et on l’a aussi ressenti. Il s’est ensuite acheté une Kippa, son premier talith,…
C’est en fait son émotion qui m’a le plus touché au cours du voyage.

Le soir, ce fut le moment des adieux avec nos amis soldats. Nous n’avions pas envie de les voir partir tellement nous avions vécu ensemble.
Le soir, certains ont rejoint leurs amis/famille alors que d’autres sont allés à BenYehouda faire du shopping et boire un verre tous ensemble.

Lundi, avant de quitter Jérusalem, nous sommes allés voir la Knesset et un diaporama d’où nous avons à nouveau chanté.

Ensuite, oasis d’Ei Gedi où nous avons fait un petit plongeon puis nuit chez les bédouins où on nous a expliqué leur coutume.
Réveil (sauf pour Michaël et moi qui avions fait nuit blanche) à 4 heures pour gravir jusque la forteresse de Massada avec le lever de soleil où nous avons encore mis les tefilines et prié. Nos y avons également crié METSADA CHENIT LO TIPOL = Massada ne tombera pas une seconde fois !
Ensuite, la Mer Morte où nous avons un peu dormi et flotté.
Nous avons visité la maison de BenGourion ; pas obligatoirement très intéressant. Sur sa tombe des militaires prêtaient serment. Ils avaient à peine 18 ans et avaient déjà une arme et ne tarderaient probablement pas à tuer pour se défendre.

Ensuite : Tel Aviv. Hôtel en très mauvais état. Nous avons passé la soirée sur la plage dans un café avec Chicha,…
J’y ai retrouvé une copine de colo (une amie commune avec Fredo).
Le lendemain, après avoir récupéré les T-shirts de notre groupe (que nous avons nous même dessiné, en y mettant les phrases clés du séjour), nous aons passé deux heures à faire du volontariat civil dans une société n’engageant que des personnes handicapées. Nous leur avons apporté notre aide mais aussi notre bonne humeur et notre joie de vivre. Ça fait du bien au coeur d’aider les gens même si certains se demandaient à quoi ça pouvait servir (l’altruisme et la bonté ne semblent pas être des qualités présentes chez tous).
Ensuite, visite de la Maison de l’Indépendance, où fut signée la Déclaration d’Indépendance de l’État d’Israël.
Petit tour dans le souk et petite visite dans un quartier plus ancien de Tel Aviv et visite de la place Itshak Rabin.
Le rythme à Tel Aviv fut beaucoup plus cool et nous avons savouré.
Le soir, dîner dans un restaurant, Dr Chouchouka et direction l’aéroport.
Les au revoir (j’ai bien dit au revoir, pas adieu) d’avec ceux qui restaient quelques jours de plus en Israël furent douloureux.
Une fois dans l’avion, nous nous sommes tous écroulés de fatigue. C’est la première fois que je ne voies même pas le décollage de l’avion.

Et voilà, le séjour fut alors fini.
Nous avons déjà prévu de nous revoir tous très très bientôt !
Nous avons tellement vécu ensemble que vous pouvez être sûrs que nous serons amis très longtemps ! ! !
Vous êtes Juifs ? Vous avez entre 18 et 27 ans ? N’êtes jamais partis en Israël en groupe ? Alors, franchement, précipitez-vous pour vivre une des expériences les plus intenses de votre vie !

Vous pourrez voir des photos et vidéos du séjour et de mon groupe sur ce groupe Facebook.

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4 réponses to “De retour de Taglit”

  1. Avatartenshu
    1

    Israël (ainsi que la palestine) a l’air d’être un beau pays plein de traditions de coutume et de culture.

    Par contre plusieurs point m’ont quelques peut dérangé dans ce billet, vraiment.
    N’étais tu pas dérangé ou même interpellé de devoir séjourné entouré de gens en armes?
    Je note que tu manque visiblement de recul concernant le conflit avec le Liban ainsi que l’embrigadement d’adolescents qui ne “tarderaient probablement pas à tuer pour se défendre”.
    Défendre quoi? et qui?
    Si encore c’était pour la défense d’un Israël laïc qui pourrait accueillir juifs/musulmans/athée arabes/israélite/noirs/blancs/jaunes mais je constate que c’est loin d’être le cas.

    Beaucoup de compassion pour les victime de l’Holocauste c’est vrai – je n’aime pas le terme shoah mon arrière grand père à lui même été déporté dans le camps de Rawa Ruska et il n’était pas Juif – mais pas un mot pour les voisins palestiniens qui se meurent.

    Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, et par ceux qui les regardent sans rien faire.
    Albert Einstein

    Reply to this comment.
  2. Avatarszdavid
    2
    Author Comment

    Bien sûr, être avec une (ou deux) personnes armées surprend mais, voilà, Israël n’est pas dans une situation de paix, c’est un fait.

    Où vois tu que je n’ai pas de recul par rapport à la Guerre du Liban 2 ? Tout ce que j’ai dit c’est qu’on était à un kibboutz à la frontière libanaise et ils nous ont raconté comment était vécue cette guerre ? Où est ma prise de position ?
    Ensuite, un des soldats nous a raconté comment il a vécu le décès de son supérieur hiérarchique et ce à quoi il a pensé ; à aucun moment, il n’a parlé politique ! Il a parlé de son ami décédé sous ses yeux. Ai-je là encore pris position ? Je ne crois pas ! !
    Alors merci de ne pas me juger en me lisant de travers ! ! !

    Embrigadement ? Depuis quand faire son service militaire est de l’embrigadement ? ? T’inquiète pas, quand tu discutes avec eux, ils préfèreraient largement être à notre place à faire la fête de 18 à 21 ans plutôt que le service militaire ! ! !

    Et après, tu oses dire que je manque de recul ? ? ?
    Ne serait-ce pas un peu l’hôpital qui se fout de la charité ? ?

    Oui, Israël est un pays laïc, au même titre que la France dont les jours fériés sont le 25 décembre, le 15 août,… Ca te choque venant de la part d’Israël mais de la France pas ?
    Les musulmans, les druzes, les noirs,… vivent pour la plupart très bien en Israël, du moins aussi bien que dans d’autres pays (ne nous leurrons pas : il y a du racisme comme dans tout pays)
    “je constate que c’est loin d’être le cas” : d’où constates-tu cela ? Combien de temps as tu passer en Israël pour ce faire ?

    Pas un mot pour les voisins palestiniens qui se meurent… de ma part ? Oui, c’est vrai, je n’en parle pas. Pourquoi ? Parce que je n’ai aucune envie de parler de cela dans cet article ; à aucun moment, je n’ai vraiment parlé politique ; j’y suis allé pour faire du tourisme. Quand tu vas visiter les Etats-Unis, parles tu obligatoirement de la peine de mort ? De la pauvreté ? Si tu visites la Chine, ton article pour raconter parlera-t-il des tibétains ? Peut-être mais laisse-moi en douter…

    Avant de me juger, peut-être devrais tu aussi te remettre en question et chercher un peu plus d’objectivité ?
    Je ne dis pas en être détenteur, loin de là mais JUSTEMENT j’ai la délicatesse de ne pas parler de ces sujets sur mon blog n’ayant pas le recul nécessaire pour

    Reply to this comment.
  3. Avatartenshu
    3

    Israël est un “état-nation pour le peuple juif” c’est donc un état juif et non laïc.
    Le concept même du sionisme empêche l’expression de la laïcité.

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    4
    Szdavid’s Blog » Le sable d’Israël

    [...] que nous visitions le cimetière du Mont Herzl, Michaël, notre super guide Taglit nous a fait écouter cette chanson [...]

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