Aucun dieu en vue…
Aujourd’hui, présentation du livre Aucun dieu en vue.
Et franchement, nous avons là un très bon livre. Pour les réfractaires à la lecture, aucune excuse : il n’est pas très épais, lu en 2 heures maximum…
Au travers de ces personnages, parcourez Bombay sous tous ses aspects.
Mais, franchement, n’espérez pas découvrir le Bombay touristique, bien au contraire. Vous aurez droit au Bombay tel que ses habitants le vivent, sans maquillage, avec ses inégalités et même parfois son racisme.
La présentation successive des personnages se fait d’une façon originale vous assurant de vous imprégner de la psychologie de chacun d’entre eux de façon rapide et efficace.
Je vous recopie ici la présentation de l’éditeur mais ne perdez pas du temps avec ça, précipitez-vous à la bibliothèque !
Délirante mégapole, capitale de tous les possibles, Bombay – aujourd’hui Mumbai – est sans doute le lieu où bat avec le plus d’intensité le cœur volubile d’une Inde plus que jamais en devenir.
Cette cité-monde dont il a une connaissance intime, dans ses lignes de fracture comme clans ses tensions, le jeune romancier Altaf Tyrewala en propose une exploration inédite à travers quelques individus emblématiques ou insolites auxquels il donne successivement la parole. Entrent ainsi dans la lumière du récit l’avorteur, aussi cynique qu’incompétent, le marchand de chaussures à la remorque de son “rêve américain” ou cet adolescent hindou en mal de virilité auquel le fanatisme offre un exutoire… Mais on rencontrera également, entre autres, un paysan musulman persécuté qui a trouvé refuge dans un bidonville perché au dix-septième étage d’un immeuble ; une entremetteuse ; un fakir ; un tueur de poules ; un agent de police presque étonné de se voir mis à pied pour corruption ; un journaliste de télévision sans états d’âne ; un terroriste ; un mendiant acculé à la toxicomanie ; un homme d’affaires coupé du monde…
Singulières, distinctes, toutes ces voix, qui se succèdent et s’enrichissent de l’écho des précédentes, font l’effet de cris jetés à la face de la cité géante comme pour déchirer l’indifférence de la rumeur immense et séculière qui monte de ses rues innombrables. Orchestrant avec audace cette polyphonie puissante, Altaf Tyrewala donne à entendre la bande-son secrète de sa ville, multiple et bien-aimée.
