La stabilisation en plongée
Cela faisait pas mal de temps que je ne vous avais pas fait de petit article sur la plongée et les techniques associées.
En voici donc un nouveau, sur la stabilisation en plongée.
La stabilisation, pourquoi ?
Avez-vous déjà vu du corail ? C’est tout simplement superbe. Malheureusement, c’est un organisme très fragile. Un de ses prédateurs ? Le plongeur qui s’écrase sur directement dessus.
Un plongeur est en environnement hostile, ne serait-ce que parce qu’on ne peut pas respirer sous l’eau. Mais il faut aussi rajouter à cela les dangers de la faune. Elle peut attaquer directement (ça m’est arrivé une fois avec une sacrée baliste) ou simplement être au mauvais endroit.
Par exemple, des poissons-pierre sont des prédateurs feignants : il est possible de les confondre avec une pierre, ils ne bougent pas et attendent qu’une proie vienne se piquer à leurs dards empoisonnés, que cette proie soit un petit poisson de très bon goût ou un plongeur trop gros pour lui.
Le corail de feu, lui, se protège des poissons tels que le poisson-perroquet avec une carapace urticante et tout plongeur étourdi a déjà gouté à ses effets fort désagréables.
La stabilisation sert principalement à cela : protéger l’environnement en ne s’écrasant pas comme une masse sur le fond mais aussi, par la même occasion, préserver le plongeur.
Comment assurer un bon équilibre ?
Un bon équilibre ne s’obtient pas en 10 secondes, l’expérience aide, les conseils autour de soi sur les bateaux ou sur les forums, par exemple.
Plusieurs éléments sont à prendre en compte.
Les plombs
La règle d’or : ne pas se mettre à l’eau avec trop de plombs sur soi. Je pense que vous n’avez pas trop de mal à comprendre le principe selon lequel, plus vous avez de poids, plus vous vous écrasez.
Par contre, ne tombez pas dans l’excès inverse, c’est tout aussi dangereux, si ce n’est plus. Si vous n’êtes pas assez plombé, vous aurez des problèmes lors du palier, moment critique de la plongée si il n’est pas respecté.
Dans le meilleur des cas, il vous manquera juste un kilo et vous aurez du mal à tenir le palier, vous devrez faire un effort pour rester à ce niveau (très dangereux) et, si votre palier est long, ce sera un réel enfer. Il n’y a rien de mieux que de rester allongé pendant un long palier, palmer pour rester au niveau, c’est un véritable cauchemar.
Dans le pire des cas, vous n’arriverez même pas à rester au palier et crèverez à la surface (technique du bouchon de champagne, le nom est assez expressif) et là, autant aller à l’hôpital si vous n’arrivez pas à récupérer quelques plombs d’urgence.
De plus, vous consommerez plus d’air à essayer de ne pas rester collé au fond.
Pour évaluer votre plombage, plongez avec quelques plombs en trop et, lors du palier, vous les donnerez à votre binôme au fur et à mesure pour voir quel est la quantité de plombs dont vous avez besoin.
Attention, cette quantité peut varier suivant qu’il s’agit de la mer ou du lac, de la taille et de la matière de la bouteille, de la combinaison,…
Le poumon-ballast
Le poumon-ballast est une technique de plongée que l’on apprend dès le premier niveau. Il s’agit de jouer sur la profondeur (ou l’équilibrage) en gonflant ou vidant ses poumons : on gonfle, on monte, on vide, on descend.
Il faut jouer avec cela pour faire ce que l’on désire, en plongée, on ne respire pas de la même façon qu’en surface, ne serait-ce que pour pouvoir gérer notre profondeur avec le poumon-ballast.
Le gilet de stabilisation
Cet équipement est aussi appelé Fenzy (vieux terme), bouée, gilet, stab,…
C’est comme un gilet de sauvetage dans lequel il est possible d’injecter de l’air ou en retirer via des purges. Le principe de fonctionnement est exactement le même que le poumon-ballast avec deux avantages :
- le volume reste constant pour une profondeur donnée (un gilet n’a pas besoin d’inspirer et d’expirer)
- le volume est bien plus important que celui des poumons
Ce matériel n’est pas seulement utilisable pour rendre la plongée plus agréable mais c’est aussi un élément de sécurité.
En effet, avec une bouée, vous pouvez plus facilement remonter votre binôme à un problème.
Pour la petite histoire, lors du passage de mon premier niveau, je n’avais pas de gilet (maintenant, il est obligatoirement intégré dès les premières plongées). Je devais remonter un plongeur depuis 6 mètres à la force des jambes uniquement et le maintenir en surface. Autant le dire tout de suite, c’était un véritable calvaire. Alors, imaginez depuis 20, 40 voire 60 mètres !
C’est impossible.
S’il n’y a pas eu de problème (mais aussi si il y en a eu un), une fois arrivé en surface, vous gonflez votre gilet et n’avez alors besoin de faire aucun effort pour rester la tête hors de l’eau, ce qui peut être particulièrement utile.
La stabilisation si importante ?
La stabilisation n’est pas à prendre à la légère. C’est un élément de sécurité mais aussi de confort. Il vous permet de ne pas racler le fond, de ne pas surconsommer de l’air pour rester à niveau, faire votre palier en tout confort et en toute sécurité,…
Quand on regarde les plongeurs, on a l’impression qu’ils n’y pensent pas mais cela n’est pas inné, ils se sont entrainés et le font régulièrement. Leur apprentissage est aussi à remettre en cause dès qu’ils changent leurs configurations, etc.
Alors… PLANEZ ! 
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