L’Angleterre, un modele à suivre ?
Bonsoir,
j’ai pu regarder hier soir l’émission Un oeil sur la Planète qui avait pour thème principal Doit-on copier les anglais ?
Question à laquelle on serait très tenté de répondre “Oui !”
Pourquoi ?
Un taux de chômage très faible (moins de 4%), puissance économique mondiale (4ème ou 3ème, selon les sources), une capitale beaucoup plus agréable (avis personnel, je vous l’accorde) pour un coût moindre (pour un salaire français) par rapport à Paris, une intégration des différentes ethnies réussie…
Comme tout, il y a du bon et du moins bon, voici mon avis (basé sur l’émission d’hier et sur des échos d’amis qui ont passé le cap) :
Le monde professionnel
De nombreux Français ont franchi le cap et sont partis chercher du travail en Angleterre, au même titre, que les Lorrains en cherchent au Luxembourg…
Certes, les 35 heures, ils ne connaissent pas là -bas mais la ville est très agréable à vivre ; la différence de salaire horaire peut en valoir la peine ; beaucoup de diversités, un autre rythme de travail et, si on réussit, on réussit bien.
Mais voilà , comme tout (encore une fois), si c’est un petit paradis quand la situation nous est favorable, cela peut devenir très rapidement un enfer ; en effet, au-delà de trois mois, un chômeur est considéré comme étant de longue durée et, si il veut toucher encore les allocations, il doit accepter le moindre contrat, aussi dévalorisant soit-il, aussi mal payé soit-il.
Ainsi, certaines personnes doivent accumuler près de trois ou quatre emplois.
Par contre, ce qui est très bien, avant cette date fatidique, chaque personne en recherche d’emploi est suivie hebdomadairement par un conseiller. Il est ainsi motivé…
La règle, là -bas, N’importe quoi vaut mieux que le chômage
Mais une fois que nous sommes dans un emploi “n’importe quoi”, il est, selon moi, très dur de revenir vers un poste à responsabilités…
Mais grâce à cette technique, 3,4% de chômage ! Quelle réussite ! !
Mais voilà , les chiffres ne veulent rien dire si le contexte n’est pas étudié…
Ainsi, dans ces statistiques ne rentrent pas deux catégories de personnes :
- les mères célibataires : elles touchent des allocations intéressantes et ne désirent pas travailler ; en travaillant, elles gagneraient moins, beaucoup moins…
- certains refusent les emplois “bouches-trou” et ne s’inscrivent donc pas dans les job centres. Ils ne rentrent donc pas dans les statistiques, tout ça parce qu’ils ont une certaine vision de leur carrière.
L’intégration
En Angleterre, les policiers sikhs portent le turban, à l’école, les jeunes portent le foulard ou la khipa. Cela ne choque personne. Laïcité ? ? Ce mot a un sens là -bas que, personnellement, je préfère à la définition française : respect ; chacun est libre de suivre ses croyances mais dans le respect des autres et, pourquoi pas, en les faisant découvrir aux autres…
Les différentes démarches administratives ne sont pas évidentes pour les personnes ne parlant pas la langue locale. Et bien, en Angleterre, des aides sont disponibles en plus de 100 langues représentant les ethnies les plus représentées et, même, dans des langues plus rares !
Personnellement, la police étrangère à Prague où personne ne parlait anglais fut une épreuve assez désagréable et de tels agissements ne peuvent être qu’encouragés !
Lors d’une intervention pour la distribution de traitement contre la méningite dans un quartier de Metz, des interprètes arabes, chinois et vietnamiens étaient présents pour s’assurer que les posologies seraient respecter, que les problèmes seraient bien compris…
Pourquoi ne pas faire cela au quotidien ?
Mais il y a un revers à la médaille : un nationalisme exacerbé ; c’est une réaction… naturelle… à une intégration d’étrangers…
Voilà …
L’Angleterre, un exemple à suivre ? Des idées sont bonnes mais à adopter partiellement, avec parcimonie….
